Interview – PanM 360 réalisée par Alain Brunet

Photo: Vivien Gaumond

Interview here

La Montréalaise France Jobin est une artiste audio, spécialiste de l’installation sonore et commissaire d’œuvres. Son art est souvent nommé sculpture sonore et se distingue par une approche minimaliste d’environnements à la fois linéaires et complexes, au croisement des technologies analogiques et numériques. Présentées dans les festivals internationaux, ainsi que dans une diversité de lieux inusités, ses installations intègrent des éléments musicaux et visuels inspirés par l’architecture des lieux. France Jobin a réalisé de nombreux enregistrement sous des étiquettes renommées dont popmusik records (JP), LINE (US), nvo (AT), Baskaru (FR), ATAK (JP), ROOM40 (AU) No-ware (CL-DE) et récemment Editions Mego. Ses œuvres se trouvent également dans de nombreuses compilations de même orientation musicale.

Dans le contexte de la Soirée 4 du festival Akousma, France Jobin présente La fluidité du temps n’existe pas, une évocation singulière des avancées théoriques sur la conception du temps.

« Le temps est mystérieux ; Je n’avais jamais réalisé à quel point jusqu’à ce que je l’étudie dans le contexte de la physique quantique. Le mystère provient d’une façon de penser pleine de bon sens – que le moment présent, que nous appelons « maintenant », n’est pas figé mais se déplace constamment dans la direction du futur. C’est ce que nous appelons l’écoulement du temps.”

L’exercice de PAN M 360 consiste à reprendre les idées sous-jacentes au projet de France Jobin, pour ainsi en savoir plus long sur La fluidité du temps n’existe pas.

PAN M 360 : La non fluidité du temps, voire son élasticité dans l’univers, est effectivement au cœur des découvertes de la physique moderne, déclencheur fondamental pour l’élaboration de la fameuse théorie de la relativité. En quoi cette idée modélise votre œuvre au programme d’Akousma?

France Jobin : Au début de la pandémie, j’ai décidé d’approfondir mes connaissances en physique quantique puisque la majorité de mes œuvres depuis 2009 en sont inspirées et ce, sans avoir de solides connaissances. En étudiant, j’ai découvert ce concept – la fluidité du temps n’existe pas – qui m’a captivée. Il s’agit donc ici de présenter une œuvre qui incitera l’auditeur à perdre le fil du temps, à se laisser flotter à l’intérieur d’un court intervalle. 

« Ce concept de “bon sens” du temps est le suivant : imaginez une ligne avec une flèche pointant vers la droite, chaque point de la ligne représente un moment fixe, un triangle dessiné avec la pointe touchant la ligne représente le point en mouvement continu, le moment présent. Il est censé se déplacer de gauche à droite. Certains croient que des événements particuliers sont fixes et que la ligne elle-même les dépasse, de sorte que des moments du futur balaient le moment présent pour devenir des moments passés. Penser le temps comme une ligne implique simplement une séquence de points à différentes positions, de sorte que tout point en mouvement peut être considéré comme une séquence immobile de “snapshots”, en fait, une version de lui-même, à chaque instant. Elle s’apparente à une séquence de photos fixes, projetées sur un écran. Collectivement, les images bougent mais individuellement, l’image ne change jamais. »

PAN M 360 : De quelle manière votre démonstration sommaire rejaillit-elle dans votre musique, du moins dans le cas qui nous occupe?

France Jobin : C’est un beau défi! Les textures et transitions visent à altérer toutes pensées de séquence de temps. En travaillant avec un logiciel et médium qui m’impose une méthode linéaire, je vais utiliser l’acousmonium (l’orchestre de haut-parleurs d’Akousma à l’Usine C), l’espace ainsi que la manière dont le son y évoluera, afin d’y créer une expérience sonore intemporelle. 

 « Cette idée que le moment présent semble avancer dans le temps est définie par rapport à notre conscience. Mais notre conscience cependant, ne peut pas faire cela. Rien ne peut bouger d’un instant à l’autre, Exister du tout à un instant particulier signifie exister pour toujours. Notre conscience existe dans tous nos moments (de veille). Nous ne faisons pas l’expérience du temps qui s’écoule ou qui passe. Ce que nous expérimentons, ce sont des différences entre nos perceptions présentes et nos souvenirs présents de perceptions passées. Nous interprétons correctement ces différences, comme la preuve que l’univers change avec le temps. Nous les interprétons également de manière incorrecte, comme la preuve que notre conscience, ou le présent, est quelque chose qui se déplace dans le temps. »

PAN M 360 : Comment illustrer musicalement ce concept expliqué dans votre présentation? Comment traduire musicalement notre ressenti des différences entre nos perceptions présentes et nos souvenirs présents de perceptions passées?

France Jobin : En créant des textures sonores qui invitent une exploration vers un univers inconnu et un certain lâcher prise. J’espère ainsi créer un contexte qui permettra à l’auditeur de se retourner vers lui-même, le plaçant dans un contexte de réflexion intérieure, en faisant abstraction du moment présent mais en le ressentant. 

« Le temps qui passe est intrinsèque au monde ; il naît du monde lui-même, des relations entre les événements quantiques qui sont le monde, et qui eux-mêmes engendrent leur propre temps. La fluidité du temps n’existe pas est ma tentative d’interpréter ce concept en son, en créant un pièce de musique, qui elle-même est créée à l’intérieur d’un laps de temps… »

PAN M 360 : Comment se décline cette intention « d’interpréter ce concept en son »? Est-ce une évocation aléatoire du concept ou une construction formellequi se veut fidèle aux théories ayant trait au temps relatif?

France Jobin : C’est mon interprétation du concept de la fluidité du temps. Mes études m’ont fait découvrir entre autres l’anecdote suivante : Einstein, dont la mort de son ami Michel Besso l’a beaucoup affecté, a écrit une lettre désormais célèbre à la famille de Besso. « Maintenant, il a quitté ce monde étrange un peu avant moi. Pour nous, physiciens croyants, la distinction entre passé, présent et futur n’est qu’une illusion obstinément persistante. » Cette pièce est ancrée dans le passé, présent et futur, mon défi est d’y créer une illusion intemporelle. 

PAN M 360 : Souvent qualifié de sculpture sonore, votre art se distingue par une approche minimaliste d’environnements sonores complexes conçu au moyen de technologies analogiques et numériques. Trouve-t-on dans cette œuvre nouvelle les caractéristiques qui décrivent votre approche générale de la composition? 

France Jobin : Cette œuvre est la première sur laquelle je me concentre spécifiquement sur le sujet de la fluidité du temps. Affectée de manière créative par la synesthésie en ce qui concerne les espaces architecturaux, c’est la force motrice qui me pousse à poursuivre et à créer ces explorations sonores. Un architecte conçoit des œuvres qui occupent des espaces. Je crée des sculptures sonores qui s’inscrivent dans le flux du temps et de la perception. Pour moi, l’environnement façonne architecturalement les pièces et comment elles seront entendues. Dans mes installations et mes concerts par exemple, je positionne les enceintes de manière spécifique pour répondre à l’architecture, créant ainsi une sculpture sonore sans qu’elle soit un objet absolu. Il s’agit plutôt de présenter une œuvre qui n’est pas absolue dans sa sonorité mais, au contraire, convertible sur le plan sonore en fonction de son positionnement dans l’espace.

PAN M 360 : Comment situez-vous cette œuvre dans votre corpus? Quelle sera la suite?

France Jobin : Cette œuvre fait partie de l’évolution de ma démarche créative. Mes études en physique quantique sont spécifiquement liées à l’intrication quantique ou l’enchevêtrement quantique. Dans cette optique, je continue de m’inspirer des théories dominantes qui tentent d’expliquer ce phénomène. Une première présentation – Entanglement AV– a eu lieu à Mutek en août dernier avec l’artiste visuel Markus Heckmann. Mes futurs projets seront en lien avec l’intrication quantique et plusieurs itérations explorant ce phénomène. Et bien sur, je continue mes études afin d’ alimenter le processus créatif! 

Le travail de France Jobin est présenté dans le contexte du Bloc 3 de la Soirée 4 au festival Akousma, jeudi 14 octobre, 19 h.

The fluidity of time does not exist at Akousma

October 14th 2021

Usine C – Soirée 4 – Bloc 4

France Jobin

France Jobin, artiste audio/installative/compositeure de film et commissaire, réside à Montréal. Son art audio, qualifié de «sculpture sonore», se distingue par une approche minimaliste d’environnements sonores complexes à l’intersection de l’analogue et du numérique. Ses installations empruntent un parcours parallèle, intégrant des éléments musicaux et visuels inspirés par l’architecture des lieux. On peut «vivre l’expérience» de ses installations et concerts dans une variété d’espaces non conventionnels et dans des festivals de nouvelles technologies internationaux.

Jobin a produit de nombreux albums solos qui sont parus sous des étiquettes renommées dont popmusik records (JP), LINE (US), nvo (AT), Baskaru (FR), ATAK (JP), ROOM40 (AU) No-ware (CL-DE) et récemment Editions Mego. Ses oeuvres font également partie de nombreuses compilations.

Programme *création
La fluidité du temps n’existe pas (15’)

Le temps est mystérieux ; Je n’avais jamais réalisé à quel point jusqu’à ce que je l’étudie dans le contexte de la physique quantique. Le mystère provient d’une façon de penser pleine de bon sens – que le moment présent, que nous appelons « maintenant », n’est pas figé mais se déplace constamment dans la direction du futur. C’est ce que nous appelons l’écoulement du temps.

Ce concept de “bon sens” du temps est le suivant : imaginez une ligne avec une flèche pointant vers la droite, chaque point de la ligne représente un moment fixe, un triangle dessiné avec la pointe touchant la ligne représente le point en mouvement continu, le moment présent. Il est censé se déplacer de gauche à droite. Certains croient que des événements particuliers sont fixes et que la ligne elle-même les dépasse, de sorte que des moments du futur balaient le moment présent pour devenir des moments passés. Penser le temps comme une ligne implique simplement une séquence de points à différentes positions, de sorte que tout point en mouvement peut être considéré comme une séquence immobile de  “snapshots”, en fait, une version de lui-même, à chaque instant. Elle s’apparente à une séquence de photos fixes, projetées sur un écran. Collectivement, les images bougent mais individuellement, l’image ne change jamais.

Cette idée que le moment présent semble avancer dans le temps est définie par rapport à notre conscience. Mais notre conscience cependant, ne peut pas faire cela. Rien ne peut bouger d’un instant à l’autre, Exister du tout à un instant particulier signifie exister pour toujours. Notre conscience existe dans tous nos moments (de veille). Nous ne faisons pas l’expérience du temps qui s’écoule ou qui passe. Ce que nous expérimentons, ce sont des différences entre nos perceptions présentes et nos souvenirs présents de perceptions passées. Nous interprétons correctement ces différences, comme la preuve que l’univers change avec le temps. Nous les interprétons également de manière incorrecte, comme la preuve que notre conscience, ou le présent, est quelque chose qui se déplace dans le temps.

Le temps qui passe est intrinsèque au monde ; il naît du monde lui-même, des relations entre les événements quantiques qui sont le monde, et qui eux-mêmes engendrent leur propre temps.

La fluidité du temps n’existe pas, est ma tentative d’interpréter ce concept en son, en créant un pièce de musique, qui elle-même est créée à l’intérieur  d’un laps de temps…

Mutek Mtl 22 – World premiere of entanglement

Play 5

Thursday, August 26, 2021
18:00_19:15 Montréal time

Cinquième salle de la Place des Arts

Tickets

France Jobin & Markus HeckmannCA/QC+DE

France Jobin‘s audio art, referred to as “sound-sculpture”, distinguishes itself by a minimalist approach to complex sound environments. Since the mid-1990s, she has crafted meticulous compositions at the intersection of analog and digital. Her installations follow a parallel route, integrating musical and visual elements inspired by the architecture of diverse locations. Jobin has produced numerous solo albums under various renowned labels and her concerts and installations have been presented in several cities around the world.

Born in Germany in 1977, Markus Heckmann studied Media-technology at the University of Ilmenau and the Bauhaus University in Weimar before obtaining in 2006 the position of Technical Director at Derivative, the maker of TouchDesigner, in Toronto. Heckmann‘s personal works have always tended to combine the aesthetic aspects of generative computer graphics with the almost physical aspects of light. Apart from producing visuals and installations for artists like Carsten Nicolai or applications to control the KineticLights of WHITEvoid, he occasionally takes care of visual stimuli at techno events under the nickname Wüstenarchitekten.

Entanglement is basically an artistic project at the crossroads of scientific research inspired by the concept and properties of entanglement in quantum physics and quantum fields theory. The sources of inspiration of France Jobin and Markus Heckmann are based on the two current dominant theories explaining quantum entanglement: the Copenhagen interpretation and the multiverse (quantum decoherence). In addition to these two theories, there is the fluidity of time and the principle of quantum entanglement. The Entanglement performance is inspired by the same theories; an ambitious immersive experience which will be presented as a world premiere at the 22nd edition of MUTEK.

Dualità – A soundwalk on the banks of the Cervia river – Italy

WALKING…!!!

On August 6th ELEMENTI is back for a special event in the Savio River Natural Park in Cannuzzo di Cervia.

The project consists of a Soundwalk during which participants will listen in their headphones, via their smartphones / iPhones,Duality, an electronic composition by Canadian artist France Jobin, produced to be enjoyed on the road and exclusive to the Savio River routes.

fb EVENT -> 𝙁𝙧𝙖𝙣𝙘𝙚 𝙅𝙤𝙗𝙞𝙣 “𝘿𝙪𝙖𝙡𝙞𝙩𝙖̀” ☼ Soundwalk nel parco fluviale di CannuzzoFree participation with booking required: riservaree@gmail.com___ ELEMENTI by MU and MAGMA in collaboration with the Municipality of Cervia.

‘Dualità was inspired by the photographs and field recordings of Enrico Malatesta and Glauco Salvo.

While looking at the photographs, I listened to the field recordings to establish how I would process the sounds in order to create a piece that would evoke the feelings and emotions triggered by the visual. 

This unlikely collaboration took form by adapting to the pandemic. It enabled me to create a composition in a virtual in-situ context. A walk between the village of Cervia to Cesena along the river Savio, heard through my ears, a continent away.’

France Jobin

Festival Musique du Bout du Monde

Gaspé Festival Musique du Bout du Monde

Inspired by the fascinating stories of four breathtaking places, internationally renowned electronic music artist France Jobin has created sound installations that you will have the pleasure of discovering while exploring the great Gaspé from August 5 to 8. 

These installations are the result of a residency initiated by Musique du Bout du Monde and produced in collaboration with Gaspé artist Jonathan Desjarlais / VJ Ubiquity in June.

From August 5 to 8 2021
Location 1 – Naval base at Fort Péninsule at Parc Forillon with VJUbiquity – Visuals and lighting

Witness account: Mr Fabien Sinett

English narration: Kathy Kennedy


Location 2 – Phare de Pointe-à-la-Renommée
Location 3 – Fosse Forbes rivière York 
Location 4 – Église de Cap-aux-Os

Thank you to our partners for making this project possible
Forillon National Park, Parks Canada and Desjardins

You will be informed of the health rules in effect upon your arrival at each of the sites.

Hues

Releases on Superpang April 24 2021

Track Titles: 

1- #A2A4A6

2- #F6E36B

3-  #FFFFFF

Hues is the result of “listening” to the colours I use in the sounds I create. For this reason, I felt it important to choose the colours for the design of the album cover since each colour represents a track.

What I found interesting in researching the hexadecimal numeral system is that it is a system made up of 16 symbols, using the decimal numbers and six extra symbols. There are no numerical symbols that represent values greater than nine, so letters taken from the English alphabet are used, specifically A, B, C, D, E and F as A = 10, B = 11, C = 12, D = 13, E = 14, and F = 15.

Computers only have on and off, called a binary digit (or bit, for short). A binary number is just a string of zeros and ones: 11011011, for example.

In the 1960’s, engineers would group 3 bits at a time (much like large decimal numbers are grouped in threes, like the number 123,456,789. Three bits, each being on or off, can represent the eight numbers from 0 to 7: 000 = 0; 001 = 1; 010 = 2; 011 = 3; 100 = 4; 101 = 5; 110 = 6 and 111 = 7.

Grouping of three’s is how this album came to be, I hope you enjoy listening to the colours grey, yellow, and white.

All sounds recorded at various locations in Europe, Japan and South America, at MESS (Melbourne Electronic Sound Studio) and at EMS (Elektronmusikstudion, Stockholm).

France Jobin – Field recordings, sound processing, composition

© 2021 France Jobin / p 2021 Touch Music/Fairwood Music UK Ltd 

credits

released April 24, 2021

design: Joe Gilmore

The fluidity of time does not exist

Released on ROOM40 April 2nd 2021

Time is mysterious; I never realized how much until I studied it in the context of Quantum Physics. The mystery stems from a common-sense way of thinking – that the present moment, which we call “now” is not fixed but moves constantly in the direction of future. This is what we refer to as the flow of time.

The common-sense concept of time is as follows: Imagine a line with an arrow pointing towards the right, each point on the line represent a fixed moment, a triangle drawn with the tip touching the line represents the continuous moving point, the present moment. It is supposed to move from left to right. Some believe particular events as being fixed, and the line itself as moving past them so that moments from the future sweep past the present moment to become past moments. Thinking of time as a line simply implies a sequence of points at different positions, so any moving point can be thought of as a sequence of motionless “snapshot” versions of itself, at each moment. It is similar to a sequence of still photos, projected onto a screen. Collectively, the images are moving but individually, the image never changes.

This idea that the present moment seems to be moving forward in time is defined relative to our consciousness. But our consciousness however, cannot do that. Nothing can move from one moment to another, To exist at all at a particular moment means to exist forever. Our consciousness exists in all our (waking) moments. We do not experience time flowing, or passing. What we experience are differences between our present perceptions and our present memories of past perceptions. We interpret those difference correctly, as evidence that the universe changes with time. We also interpret them incorrectly, as evidence that our consciousness, or the present, is something that moves through time.

The passing of time is intrinsic to the world; it is born of the world itself, out of the relations between quantum events that are the world, and that themselves generate their own time.

The fluidity of time does not exist, is my attempt to put this concept into sound, creating a piece of music, which itself is created within a span of time…. 

credits

All sounds recorded at various locations in Europe and South America.

Image : Mark Hogben
Design: Lawrence English
Mastering: Lawrence English

The passing of time is intrinsic to the world; it is born of the world itself, out of the relations between quantum events that are the world, and that themselves generate their own time.

The fluidity of time does not exist, is my attempt to put this concept into sound, creating a piece of music, which itself is created within a span of time…. 

Special thanks to: Lawrence English and Mark Hogben for their constant support and, Richard Hodgskin-Brown – PhD student, my mentor during my studies of Quantum Physics.

© 2021 France Jobin / p 2021 Touch Music/Fairwood Music UK Ltd

SAH 0​/​1 – Review – Ondarock – Pepe Trotta

by Onda Rock – Italy

Black – white, full – empty, all – nothing. How much tension can arise from the comparison between these poles? How many shades are contained within them? How can this translate into sound? These are the questions (pro) posed by Edoardo Cammisa’s Sounds Against Humanity to the ten musicians involved to give rise to “0/1”. The resulting publication, in its elegant graphics conceived and edited by Camilla Pisani , makes use of the supervision work of Angelo Guido ( meanwhile.in.texas ) and sees Marie Rose (Marie e le Rose, Moon Ra, MonoLogue) in the cabin of direction.

The responses received and collected by the small but precious labelthey are multifaceted in form and substance, mirror of lines of thought and musical attitudes, which although belonging to the same field, are extremely different and peculiar. The sound and emotional density of Shedir ‘s drone-ambient , on which the beneficial influence of Lawrence English continues to hover , captures and transforms the energy arising from the contrast between extremes. Along the same lines, but in a different form and with a lesser outcome, the nervous and irregular flow conceived by Philip Sulidae and the saturated frequency studded with micro-variations shaped by Stefano Tashi develop.

The industrial echoes of the concrete modulations of Monte Burrows, on the other hand, refer to a process of disintegration projected towards zero, as does the rough current, all too static and similar to white noise transmitted by Seth Cluett . Greater stillness and brightness, but also less incisiveness, animate the synthetic dance composed by Emile Bojesen and the environmental saturations of anthéne. A more structured and complex representation, which refers to an infinite and repeated process of constant transformation, is that suggested by the binary symphony chiseled by France Jobin , by the dark and profound electroacoustic itinerary conceived by Attilio Novellino and by the essential and spectral dramaturgy signed by Luigi Turra. These are certainly the three best moments of the harvest, apexes of an itinerary of variable intensity but always enjoyable.

As a whole, what is outlined is an interesting sequence of possible interpretations, sonic mutability that finds visual echo in the 12 postcards attached to the deluxe edition , from which all the vitality of a sensorial territory rich in ideas and suggestions emerges.

SAH Compilation

Track:  [0,1) France Jobin

This work is a study on the ceaseless tension between everything and nothing, between “zero” and “one”. The nature of this contrast can be perceived as “everything OR nothing – 0 or 1” or as “FROM everything TO nothing and vice-versa”, like a virtually-endless self-generative continuum, as there are infinite numbers between 0 and 1.

Each artist was invited to think about this concept and to translate his/her own interpretation of it into sound.

Music composed by (following the tracklist order): Martina Betti (as Shedir); Philip Sulidae M.; Joe McKay (as Monte Burrows); France Jobin; Emile Bojesen; Seth A. Cluett; Attilio Novellino; Stefano Tashi; Bradley S. A. Deschamps (as anthéne); Luigi Turra.

Directed and curated by Edoardo Cammisa.
Artwork and artistic concept by Camilla Pisani.
Supervised by Angelo Guido.
All tracks mastered by Marie Rose @ FixInTheMix Labs.
Additional guitars on track 7 by Billy Torello.
Published by Sounds Against Humanity.

Special thanks to Arianna Cammisa and Richard Chartier.

Compilation – Superpang Tour Mode

Track – a state of equilibrium obtained at a point of maximum entropy – France Jobin

40 people gathered in an imaginary community where the world lives under the gaze of the people of the future. It seems that this was a big project to develop a new, modern concept of what to do. But it was quite simply a one-off and never done to create anything new.
When I first started working on this idea, I went down to a few thousand hours and I found out the work was coming just before the opening. While I wouldn’t want to add a little glossary, there were enough details for a few to make the whole concept even more interesting.

But with the exception of this tiny, tiny demo, I think I had to write something about it. Nowadays I’ve been working on something called the new project called The New Concept.
The new concept is very simple, simple, and does not take up too much space (and yet we actually know exactly where we’re coming from). It doesn’t allow any of the basic concepts, since we are only going to use a little bit of math to figure out the full point of the concept. There’s only one area, and if you need to write about that, you’ll need those basic numbers yourself, so you have to really learn a bit more.

Unfortunately, that’s not the case for the concept, it’s the ones I’ve covered here and there.
Play loud to please the audience. The performance should be extremely enjoyable, and that the performances will provide an exciting atmosphere.

credits

released January 1, 2021

mastering: Roc Jiménez de Cisneros
design: Joe Gilmore